29 MAI 2018 L'année 2018 verra-t-elle une nouvelle crise économique ?

Café de la Bourse a interviewé Jean-Jacques Friedman. Le Chief Investment Officer de Natixis Wealth Management est revenu sur la situation macroéconomique actuelle : dettes publiques et privées, tensions géopolitiques au Moyen-Orient, hausse du prix du pétrole, situation du marché actions et du marché immobilier aux États-Unis. Une discussion qui a permis de répondre à une question que se posent de nombreux investisseurs : 2018 verra-t-elle une nouvelle crise économique ?

Les principaux facteurs liés à une crise économique et financière

La situation macroéconomique actuelle décryptée au travers de quatre thématiques : les niveaux d’endettement publics et privés, les tensions géopolitiques eu Moyen-Orient, la hausse des cours du pétrole et enfin l’évolutions des cours de l’immobilier et du marché actions aux États-Unis.

Des dettes publiques et privés très élevées

Les niveaux d’endettement publics et privés rapportés au PIB sont au plus haut. Dans quelles mesures les dettes publiques et privées influent-elles sur les marchés ?

Le pilotage des banques centrales depuis 10 ans aurait pu permettre de diminuer les dettes privées. Pourtant, elles ont continué à croître. Les entreprises, plutôt que de profiter du taux zéro pour se désendetter, ont préféré acheter d’autres boîtes.

En matière de dettes publiques, c’est l’histoire de la poule et de l’œuf. On ne sait pas si les taux doivent être plus faibles parce qu’il y a moins de croissance ou si les taux doivent être plus faibles pour la charge de la dette que paient les États ne soit pas trop importante.

Ce qui est certain, c’est que la faiblesse des taux d’intérêts associée à la croissance que connaît aujourd’hui l’Europe compense et permet de parvenir à un certain équilibre.

Aux États-Unis, la situation est totalement différente. La politique de Trump a conduit à une augmentation du déficit américain et déséquilibre encore davantage la balance.

En Europe, la dette plafonne grâce aux politiques menées par les banques centrales.

N’empêche, un problème demeure : quand il n’y a pas d’endettement de l’État, le jour où il y a la crise, les États peuvent s’endetter. Aujourd’hui, cela n’est plus possible. Du coup, s’il y a une nouvelle crise, ce n’est plus l’État qui renflouera, et donc le contribuable, mais le créancier. Cette situation que l’on peut juger avantageuse par certains côtés a cependant ses limites comme le démontre l’exemple italien actuel. Les obligations italiennes sont en très grande partie détenues par des petits porteurs et finalement, c’est tout de même le contribuable qui paiera la note. Lire la suite de l'interview

Source : Café de la Bourse - 29/05/2018